Cela s'est passé il y a quelques temps déjà à l'heure où sont écrites ces lignes. Mais après tout, il n'est que justice, après avoir (trop?) parlé de la robe de mariée, de vous raconter un peu nos aventures en allant choisir le costume du marié.
Au départ, cela devait être simple, puisque de toutes façons, la mariée avait déjà une bonne idée de ce qu'il fallait Absolument à son promis pour la mettre bien en valeur le jour J (ce qui est évidemment le rôle premier du mari ce jour-là, toutes les femmes en conviendront). Donc, ayant consulté le catalogue pour homme aimablement remis par la vendeuse du magasin où la robe avait été commandée, la future mariée traîna son cher et tendre dans le dit magasin, un samedi soir vers 18 heures. La vendeuse qui nous avait déjà accueillies précédemment (traduire "nous" par la future mariée, la future belle-maman et la future témoin) nous reçoit, un peu débordée, et nous installe dans le recoin dédié à l'habillement de ces messieurs, en nous priant de l'attendre quelques instants. Il faut préciser ici que le terme "recoin" est bien adapté, puisque sur deux étages consacrés aux magnifiques robes de ces dames, seul un quart du magasin, légèrement hors de vue du reste, contient les accessoires indispensables aux messieurs. Dociles, nous faisons donc le tour des différents costumes, patientons une bonne vingtaine de minutes, puis, au bout d'un moment, sortons de notre coin pour demander si elle en a encore pour longtemps... Et là, nous nous apercevons qu'elle vient de rentrer chez elle, qu'il ne reste plus personne à part la patronne qui va fermer bientôt, et qui a l'air surprise de voir encore des clients. Nous prenons donc rendez-vous pour un samedi matin deux semaines plus tard, et sortons, un peu dépités. Cette sortie à Paris ne se révéla pas totalement inutile, toutefois, puisqu'elle nous a permis:
1) De nous apercevoir que la vendeuse n'était pas des plus compétentes et de donner à la future mariée des cauchemars où elle ne reçoit pas sa robe à temps
2) De nous trouver des alliances dans une bijouterie un peu plus loin, avec un bijoutier un peu bizarre dont on ne comprend pas tout ce qu'il dit et qui fait des journées exceptionnelles à -30% tous les jours
3) De manger à nouveau dans le bon resto italien du coin (pas grave, les retouches sur la robe n'ont pas encore été faites!).
De retour au magasin quelques temps plus tard, accompagnés cette fois de la future témoin du marié, nous voici cette fois accueillis par une autre vendeuse, plus âgée. Celle-ci demande naturellement quelle est la robe choisie, et, après avoir délicatement fait comprendre au futur marié qu'il ferait bien de regarder ailleurs, vendeuse, futures témoin et mariée vont admirer le modèle de robe en question. Sans hésitation, la vendeuse sort alors le costume assorti, qui, miracle, correspond également à l'idée que se faisait la future mariée. Sauf que, les goûts ne coïncidant peut-être pas QUE pour le choix des costumes, voici que la vendeuse se met à déboutonner, devant nos yeux un tantinet hagards, la chemise du marié. Au bout du troisième bouton, celui-ci se permet un "vous savez, je crois que je peux y arriver moi-même!". Là, la vendeuse, légèrement confuse, laisse à regret sa proie échapper à ses assauts et s'enfuir dans la cabine d'essayage. Lorsque mon cher et tendre sortit, métamorphosé, de la cabine, resplendissant dans son costume de marié, sa témoin laissa alors échapper un: "Alors là, je t'épouse tout de suite!" qui me laissa sans voix. July, je t'ai à l'oeil! Décidément, je ferais bien de surveiller d'un peu plus près mon futur mari, avec toutes ces femmes qui veulent lui sauter dessus...